Au Studio Coyote, on aime vous faire partager notre expérience. Même si vous n’êtes pas (encore) nos clients. Si, si, nous sommes véritablement altruistes (et un peu vantards aussi…) Alors quand nous nous sommes concertés sur un choix d’actualité pour ce mois-ci, il nous est apparu évident à tous qu’il fallait vous parler d’un sujet tricky*, pas toujours maîtrisé, et qui peut pourtant engendrer de vraies catastrophes, j’ai nommé : la refonte de site Web.

Avant toute chose : qu’est-ce qu’une refonte de site Web ?

La refonte de site Web est un travail qui consiste à changer plusieurs éléments fondamentaux de votre site comme son design ou son arborescence. On ne saurait que trop le répéter : ne modifiez rien sur votre site Internet sans en avertir votre chef de projet ou responsable SEO, sous peine de nuire fortement à votre référencement. Même un simple changement de nom de domaine mal géré peut s’avérer fortement préjudiciable ! Comment ne pas se tromper ? Retenez bien cette règle : ajouter du contenu OK, modifier du contenu INFORMEZ.

Pourquoi une refonte de site Web mal menée peut être catastrophique ?

Chaque page de votre site Internet a fait l’objet d’un minutieux travail de positionnement dans les moteurs de recherche (OK, surtout Google…). Si vous modifiez cette page, vous risquez de réduire à néant les efforts pour vous rendre visible (et quand on sait aujourd’hui ô combien il est difficile d’obtenir des résultats probants en référencement naturel, on vous le déconseille fortement !) Donc si vous tenez à la vie (pardon, à votre référencement !), suivez de près les conseils qui suivent pour le conserver intact lors de la refonte de votre site Web.

Piège n°1 : oublier la redirection des pages

Si vous modifier les pages de votre site, il est fort à parier que vous changerez également leur urls. Or, Google ne les connait que sous une seule adresse : celle qu’il a référencée. Si vous changez vos url sans l’en avertir, il foncera droit dans un mur (en vérité ce qu’on appelle une erreur 404 et les erreurs 404 Google n’aime – mais alors vraiment – pas ça). Comment on fait concrètement ? Avant de procéder au changement d’url, on les note scrupuleusement dans un fichier (de type tableur excel c’est bien) et en face on leur associe la nouvelle url. Entre les deux, on place ce qu’on nomme dans notre jargon Webical une redirection 301 (une redirection permanente). La suite des événements ? Si vous avez le module qui va bien sur votre site Web, vous pouvez le faire vous-même (certains modules permettent même des redirections en masse en important votre fichier). Sinon, confiez cette tâche au développeur de votre site.

Piège n°2 : changer son nom de domaine (et oublier la moitié des étapes qui suivent)

Le nom de domaine étant l’adresse principale de votre site Web, il doit également être redirigé comme précédemment au même titre que n’importe quelle page de votre site. Et il y a certainement une étape que vous allez négliger. Ce changement de nom de domaine doit également se faire sur votre outil de statistique, notamment si vous utilisez Google Analytics sous peine de voir vos statistiques chuter. Non, elles ne sont pas représentatives de la vie réelle de votre site Web, il n’empêche que si vous ne pouvez plus suivre vos statistiques, vous serez bien embêtés pour vous assurer de sa bonne santé. (Ah… vous ne le faisiez déjà pas ? Surveillez-donc la parution de notre prochain article, il pourrait fortement vous intéresser !).

Piège n°3 : ne pas surveiller l’indexation des nouvelles pages du site

Parce que vous ne pourrez pas lister exhaustivement toutes les pages de votre site Web (certaines viendront des bas fonds dont vous n’auriez même pas soupçonné l’existence…), vous vous devez de vérifier que Google ne détecte pas d’erreurs 404 supplémentaires lors de l’exploration de votre site Web post-refonte. Comment on fait ? On paramètre sa Search Console (ah bon ? Ce n’est pas encore fait ? Décidément…) et on y va au moins tous les deux jours. S’il rencontre des erreurs 404, Google va gentillement les répertorier et vous n’aurez plus qu’à les corriger. (en suivant la même méthodologie que celle du piège n°1).

Alors oui, nous aurions pu vous parler de pleins d’autres pièges à éviter lors d’une refonte de site Web, cette fois-ci beaucoup moins techniques et plus d’ordre graphiques ou webmarketing. Toutefois, dans un premier temps, si vous déjouez ceux-ci, croyez-nous sur parole, vous aurez déjà évité le pire ! Alors, si vous avez un projet de refonte de refonte de site Web dans les starting blocks, il n’est jamais trop tard pour nous demander conseil ! Et si vous ne nous faites pas encore confiance (malgré tous nos efforts pour la gagner), venez donc jeter un œil à nos réalisations de refontes !

* « difficile, délicat, épineux »